C'est l'age d'or de l'abbaye, le patrimoine temporel est considérable. Les dons affluent jusqu'au milieu du siècle. Les moines cisterciens sont à la pointe du progrès notamment dans l'utilisation de l'hydraulique pour leurs forges et leurs moulins. Les granges et les celliers produisent beaucoup plus que les besoins de consommation de l'abbaye. La main d'œuvre monastique est bon marché et travailleuse et les surplus de denrées sont revendus sur les marchés de la région.
Les moines de Notre-Dame du Loroux ont vraisemblablement exploité directement le domaine de clairefontaine pendant les XIIème et XIIIèmes siècles par l'intermédiaire de leurs convers.
Le cellier était spécialisé dans l'exploitation de la vigne et bénéficiait d'un pressoir. Le domaine était beaucoup plus important que les soixante-cinq hectares actuels.
Le déclin de l'ordre
Vers la fin du XIIIème siècle, le monachisme cistercien n'est plus un ordre à la mode. Les moines, n'ayant plus assez de convers pour exploiter leurs granges et leurs celliers, se sont trouvés fragilisés économiquement et ont sans doute dû arrenter le domaine de clairefontaine.